Bonjour à toutes et à tous !
Lors d’une longue interview parue hier dans le Journal du Dimanche, Emmanuel Macron a déclaré : « Mon objectif est que les idées progressistes soient présentes au second tour de l'élection présidentielle et gagnent pour pouvoir transformer notre pays. Je dénonce le cynisme du système politique qui compte faire de la présence du Front national au second tour le marchepied de l'accession au pouvoir de tel ou tel camp. Je désapprouve ceux qui préfèrent préserver leurs appareils et leurs intérêts plutôt que de faire gagner leurs idées et la France. »

Retrouvez l’intégralité de cet entretien en cliquant ici
Emmanuel Macron était également hier le premier invité de Nicolas Demorand pour le lancement de l’émission « Questions politiques » sur France Inter et FranceInfo.tv.

Face aux transformations du monde, il a expliqué en quoi il fallait refonder (et non adapter) notre système.

Découvrez ses propos en cliquant ici

Nous vous rappelons par ailleurs que la meilleure manière de faire progresser notre mouvement est, à ce stade, de faire adhérer vos proches ! Il suffit de leur transférer ce lien : bit.ly/j-adhere
En Marche !

Macron : "Je dénonce le cynisme du système politique"


INTERVIEW - Emmanuel Macron, fondateur du mouvement En marche!, revient pour le JDDsur son départ du gouvernement et évoque ses perspectives futures.
Emmanuel MacronParu dans leJDD
Emmanuel Macron a quitté le gouvernement. (Eric Dessons/JDD)
Vous quittez un gouvernement en plein combat. Êtes-vous un déserteur?
Déserter, c'est quitter le champ de bataille. Des batailles, j'en ai mené au sein du gouvernement. J'en ai perdu et j'en ai remporté. Aujourd'hui, j'entre sur le terrain du combat pour la construction d'une nouvelle offre politique de progrès.
Alors, un objecteur de conscience ?
Je ne me soustrais pas à une obligation, j'obéis au contraire à un devoir de cohérence. Je veux proposer et rassembler. C'est pour cela que je suis sorti du gouvernement.
Vous dites avoir "touché du doigt les limites du système politique". Que voulez-vous changer?
À gauche comme à droite, les postures ne correspondent pas à la réalité. Si le centre droit est européen, progressiste et libéral, qu'a-t-il à voir avec Nicolas Sarkozy? La gauche du réel, que je défends et où je me situe, peut-elle avancer avec une autre gauche qui défend les statuts, l'immobilisme et qui est antieuropéenne? Chaque camp vit dans l'espérance qu'un homme providentiel va permettre de masquer ses contradictions internes. C'est en cela que le système est cliniquement atteint. Et à mes yeux, la chorégraphie des primaires n'est que le symptôme de ces incohérences. Ce que nous voulons, c'est rassembler autour d'un même diagnostic, des mêmes valeurs, des mêmes projets, plutôt que de chercher à gagner par des accords d'appareils.

"Je n'ai pas arrêté d'essayer, de proposer, de pousser"

Que proposez-vous concrètement?
Je ne jouerai pas au jeu des catalogues. Cela fait trente ans qu'on y joue. Tout a été écrit sur ce qu'il faut faire. Le sujet, c'est la conduite du changement, pas seulement les propositions. Il faut avant tout avoir une position cohérente et efficace sur les sujets structurants : comment être une puissance économique et politique? Comment retrouver l'ambition de notre projet européen? Comment retrouver le fil du roman national dans un monde qui vit une profonde transformation? Nous devons écouter les gens et les préoccupations qu'ils expriment, trop souvent absentes des débats publics : les sujets de la vie quotidienne, comme la garde des enfants ou, de manière plus générale, l'articulation entre la vie personnelle et la vie professionnelle, la mobilité, l'insécurité culturelle, les déserts médicaux, l'ennui au travail ou à l'école, le manque de considération, le recul des services publics, etc.
«Si l'on veut réussir, on ne peut pas faire les choses à moitié»
Vous avez été l'une des chevilles ouvrières de ce quinquennat, quelle est votre crédibilité?
Je n'ai pas arrêté d'essayer, de proposer, de pousser. Et je ne construis pas ma démarche dans le rejet de ces années durant lesquelles j'ai conseillé et exécuté des réformes au sein du gouvernement. Mais si l'on veut réussir, on ne peut pas faire les choses à moitié, et malheureusement on a fait beaucoup de choses à moitié! Le choix a été fait de ne pas engager une deuxième étape des réformes économiques, comme je le proposais avec la loi Noé. Nous avons eu une autre divergence après les attentats et un dissensus sur la déchéance. J'aurais souhaité qu'on aille plus loin sur la politique européenne. J'ai exprimé les désaccords de manière apaisée, dès le début. J'ai été appelé au gouvernement par un président qui connaissait mes convictions et je ne les ai jamais dissimulées. Je suis constant dans mon comportement.

"J'ai fait le choix de partir sans artifice et de manière apaisée"

Comment avez-vous pu tenir aussi longtemps à l'Élysée et au gouvernement?
Je suis volontaire, résilient, déterminé.
«J'aurais pu arrêter mon mouvement, ou bien rester en affaiblissant le Président et en espérant susciter une crise politique pour être dans la rupture»
Dans vos propos publics, vous avez ménagé François Hollande. Vous pourriez vous retrouver dans quelques mois?
Sur le plan personnel, la décision que j'ai prise cette semaine était douloureuse. Elle m'a coûté, même si je n'ai pris personne par surprise. Sur le plan institutionnel, j'ai du respect pour le président de la République, car je pense que nos institutions tiennent le pays. Après ce qu'a dit le Président le 14 juillet, j'aurais pu arrêter mon mouvement, ou bien rester en affaiblissant le Président et en espérant susciter une crise politique pour être dans la rupture. J'ai fait le choix de partir sans artifice et de manière apaisée.
Il aurait aimé que vous soyez le porte-parole du "ça va mieux"…
Je n'ai jamais considéré que la politique consistait à se ranger derrière un slogan. Retrouver collectivement le goût de l'avenir, ce n'est pas dire aux Français qu'ils ont une perception fausse de leur présent.
Lui avez-vous demandé s'il serait candidat? Auriez-vous démissionné s'il avait répondu oui?
Je ne sais pas ce que fera le président de la République. Ma logique ne repose pas sur les questions de personnes. Il est très lucide et il a le sens des responsabilités, et je pense que son choix n'est pas fait. Mais le sujet pour moi est seulement ce que je crois bon pour notre pays.
Mais serez-vous candidat s'il l'est?
Vous ne savez pas s'il le sera, ni si je le serai. Encore une fois, avoir des idées claires, des convictions partagées, c'est la condition pour faire et c'est cela dont le pays a besoin.

"Je n'ai pas monté un fan-club ni un parti nord-coréen"

Qu'est-ce qui vous déciderait à vous lancer?
Mon objectif est que les idées progressistes soient présentes au second tour de l'élection présidentielle et gagnent pour pouvoir transformer notre pays. Je dénonce le cynisme du système politique qui compte faire de la présence du Front national au second tour le marchepied de l'accession au pouvoir de tel ou tel camp. Je désapprouve ceux qui préfèrent préserver leurs appareils et leurs intérêts plutôt que de faire gagner leurs idées et la France.
Quand prendrez-vous votre décision?
La politique, c'est une dynamique. Nous allons articuler une vision, et un projet de transformation du pays. Tant que je ne l'aurai pas exprimé de manière ambitieuse et complète, la question ne se posera pas.
«Dans le concert d'attaques que j'ai subies de toutes parts cette semaine, sa voix et celle d'autres élus de l'UDI sont courageuses»
Au centre, le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, vous tend la main. Vous l'acceptez?
Je souhaite un large rassemblement autour des idées du progrès. C'est cette réconciliation qui est la condition du succès. Dans le concert d'attaques que j'ai subies de toutes parts cette semaine, sa voix et celle d'autres élus de l'UDI sont courageuses. Je m'en réjouis. D'autres ont considéré qu'au contraire il ne fallait pas même me parler.
Vous voulez parler d'Hervé Morin?
Quand on ne veut pas discuter avec quelqu'un, c'est qu'on en a peur. Ils ont raison d'avoir peur car ils parlent au nom des appareils qui préfèrent leur survie à l'intérêt général.
Pourquoi réussiriez-vous là où Bayrou, Lecanuet ou d'autres ont échoué?
Je ne suis pas un centriste. Je veux travailler avec tous les progressistes, y compris les centristes. De manière claire et sur la base de projets communs.
Pourriez-vous soutenir un autre candidat qui défendrait les mêmes idées?
Je n'ai pas monté un fan-club ni un parti nord-coréen : ce qui m'importe, c'est avant tout de créer une dynamique progressiste pour que la prochaine élection ne soit pas une occasion manquée pour notre pays.

Je n'ai pas le droit de me poser la question de la défaite

Que ferez-vous si votre mouvement ne prend pas?
Il n'y a pas de politique sans risque, comme disait Edgar Faure. Mais il n'y a pas non plus de politique sans chance. Je prends un risque important avec beaucoup de gravité, de détermination et le sens des responsabilités. Je n'ai pas le droit de me poser la question de la défaite.
Nicolas Sarkozy non plus ne se pose jamais la question d'un échec…
Si l'on regarde la frontière entre progressistes et conservateurs, il est clairement l'un des hérauts du conservatisme, sa vision de l'identité française est une forme de rabougrissement de la France, il exprime la brutalité sociale, le cynisme, l'irresponsabilité dans sa politique européenne. Il dit défendre la laïcité au nom de l'unité du pays, mais ce qu'il propose fracture au contraire le pays et nourrit les communautarismes : c'est incohérent. Je suis un farouche opposant de ses idées, mais je ne l'attaquerai jamais personnellement. La vie politique a perdu le sens du respect des personnes. Je ne m'y résous pas.
«Certains racontent qu'ils veulent être président de la République depuis leur enfance, c'est souvent factice»
Vous n'avez pas toujours eu des projets dans la politique. Il y a une part de hasard dans votre engagement actuel?
La vie est faite de hasard, et le hasard, parfois, rencontre une évidence. Certains racontent qu'ils veulent être président de la République depuis leur enfance, c'est souvent factice. Mon fil rouge, c'est que j'ai toujours été engagé. J'ai toujours été profondément attaché à la chose publique et à mon pays. J'aime ce pays, je sais que nous traversons une période de crise qui ouvre la possibilité d'une refondation.
Allez-vous démissionner de la fonction publique?
Je serai cohérent et sensible à la nécessité d'exemplarité.
Avez-vous les moyens de faire campagne? Comptez-vous lever des fonds à Londres?
Je vais solliciter des dons partout, en France et à l'étranger, de façon contrôlée et transparente. Nous avons aujourd'hui près de 75.000 adhérents et aucune subvention publique, là où toutes les autres formations politiques reçoivent plusieurs millions d'euros. La démocratie n'a pas de prix, mais elle a un coût.
dimanche 04 septembre 2016
illus-node-right

LE JOURNAL EN LIGNE



Emmanuel Macron : "Je n'ai pas arrêté d'essayer, de proposer, de pousser"


INTERVIEW - Mardi, Emmanuel Macron décidait de quitter le gouvernement. Pour le JDD, il revient sur les raisons de son choix et évoque son avenir. Extraits de l'entretien à paraître dimanche.
Emmanuel MacronA paraitre dans leJDD
Emmanuel Macron, photographié samedi à Paris par le JDD. (Eric Dessons/JDD)
Vous quittez un gouvernement en plein combat. Êtes-vous un déserteur?
Déserter, c’est quitter le champ de bataille. Des batailles, j’en ai mené au sein du gouvernement. J’en ai perdu et j’en ai remporté. Aujourd’hui, j’entre sur le terrain du combat pour la construction d’une nouvelle offre politique de progrès.
Alors, un objecteur de conscience?
Je ne me soustrais pas à une obligation, j’obéis au contraire à un devoir de cohérence. Je veux proposer et rassembler. C’est pour cela que je suis sorti du gouvernement.
[...] 

"Je ne sais pas ce que fera le président de la République"

«Si l’on veut réussir, on ne peut pas faire les choses à moitié, et malheureusement on a fait beaucoup de choses à moitié!»
Vous avez été l’une des chevilles ouvrières de ce quinquennat, quelle est votre crédibilité?
Je n’ai pas arrêté d’essayer, de proposer, de pousser. Et je ne construis pas ma démarche dans le rejet de ces années durant lesquelles j’ai conseillé et exécuté des réformes au sein du gouvernement. Mais si l’on veut réussir, on ne peut pas faire les choses à moitié, et malheureusement on a fait beaucoup de choses à moitié! Le choix a été fait de ne pas engager une deuxième étape des réformes économiques comme je le proposais avec la loi Noé. Nous avons eu une autre divergence après les attentats et un dissensus sur la déchéance. J’aurais souhaité qu’on aille plus loin sur la politique européenne. J’ai exprimé les désaccords de manière apaisée, dès le début. J’ai été appelé au gouvernement par un président qui connaissait mes convictions et je ne les ai jamais dissimulées. Je suis constant dans mon comportement.
[...] 
Avez-vous demandé à Hollande s'il serait candidat? Auriez-vous démissionné s’il avait répondu oui?
Je ne sais pas ce que fera le président de la République. Ma logique ne repose pas sur les questions de personnes. Il est très lucide et il a le sens des responsabilités, et je pense que son choix n’est pas fait. Mais le sujet pour moi est seulement ce que je crois bon pour notre pays.
Pour lire cet entretien en intégralité, retrouvez le JDD en kiosques, sur iPad ou sur Internet. Découvrez également nos offres d'abonnement.
samedi 03 septembre 2016
Bonjour à toutes et à tous !
Avec la sortie d’Emmanuel Macron du gouvernement, cette semaine ouvre une nouvelle étape pour notre mouvement.

Nous devons maintenant accélérer pour construire la plus grande organisation de donateurs, de volontaires, de contributeurs – bref, d’engagés, de toute la France.Nous comptons donc sur vous pour convaincre vos proches d'adhérer : les doutes que certains pouvaient avoir ont peut-être été levés cette semaine !

Nous vous rappelons par ailleurs que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes : nous n’avons le droit à aucune subvention publique. Et votre adhésion ne vous a rien coûté.

Votre contribution, quel que soit son montant, est donc capitale. Pour pouvoir recruter de nouveaux talents. Pour pouvoir organiser des déplacements et aller ainsi à votre rencontre. Pour être en mesure de vous présenter à la fin du mois le diagnostic du pays auquel vous avez contribué.
Chaque don donne droit à 66% de déduction fiscale : si vous donnez 30 euros (ce qui est beaucoup), cela vous revient donc à 10 euros.


Merci pour votre soutien. C’est ce qui nous permet d’avancer.
En Marche !